La bouffe, encore une affaire de filles?

Écrit par Anne-Marie Favreau
Bon là, je sais que je vais énerver quelques messieurs, mais ne vous en faites pas, le texte qui suit n'est pas une généralité ou une affirmation : il n'est question que de ma famille (et, évidemment, de mon chum… ha ha ;).

Parce que clairement, chez moi, la bouffe, c'est une affaire de fille! Quand je dis ça, je ne dis pas que mon chum ne sait pas cuisiner, qu'il n'est pas créatif au niveau culinaire ou rien de ça, au contraire! Je veux seulement dire que tout ce qui a trait à la bouffe (organisation du garde-manger, rotation des aliments, inventaire du congélateur, gestion des produits qui ne sont plus consommables (eh oui, même si c'est rendu mousseux-poilu-avec-une-drôle-d-odeur c'est parfois encore dans le frigo à attendre que quelqu'un (moi) le jette), planification des soupers de semaine, décongélation des produits pour le souper du lendemain, etc.), c'est moi qui le fait. (Mon chum tient quand même à ce que je précise qu'il s'occupe de plein de choses pour la maison et que nos tâches sont équitables ;). )



Dans nos premières années de vie commune, j'avais beaucoup de temps (et pas d'enfant!). J'adorais planifier des beaux repas de semaine, faire l'épicerie et cuisiner. Je passais des heures à vérifier les circulaires et à comparer les prix. Parce que j'aimais ça et que je la faisais toujours, mon chum m'a laissé cette tâche et s'est habitué à ne pas la faire…

Mais avec les années, c'est devenu un peu une corvée… j'ai moins de temps, un enfant et un chum qui finit de travailler tard les soirs de semaine!

Quand je rentre de travailler, je suis souvent plus fatiguée qu'avant. Je ne regarde presque plus les circulaires, je fais souvent l'épicerie à la dernière minute et j'oublie de planifier les repas de la semaine.

Une routine, c'est dur à changer! Surtout quand ça fait longtemps que c'est toujours la même personne qui s'occupe de cette tâche-là. J'ai essayé de faire participer mon chum à la planification des soupers et honnêtement… ce n'est pas trop un succès! Ça finit souvent avec « des pâtes cuites dans la passoire » (des pâtes cuites toutes nues qui attendent que j'en fasse quelque chose) ou du take-out.

Ce qui me sauve la vie, c'est mon 5-15 (ouain, je suis biaisée, vous me dites? Peut-être, mais c'est quand même vrai! :) ). Toute la journée, je vois défiler des recettes 5-15, donc quand je vois une recette qui pourrait plaire à ma famille, je la mets de côté. Parce que je sais que vous vivez probablement la même chose que moi, c'est comme ça que je choisis les recettes que je mets dans mes magazines : pas long à préparer ni à cuire avec des ingrédients qu'on a souvent sous la main (ou faciles à trouver sans avoir à faire 3 épiceries!). Et hop, le tour est joué!

Et chez vous, est-ce que la bouffe, c'est une affaire de fille ou de gars?