Les Fêtes... Quelle période de conflits pour nombre de couples! Temps de réjouissances, Noël prend pourtant parfois des allures de règlements de compte ou de lutte de pouvoir. Une des principales causes: la bellefamille. Avant d'en arriver à se lancer les pilons de dinde par la tête, lisez ce qui suit!

Par Kathleen Michaud / Photo: Shutterstock


Ceux qui ont des problèmes avec leur belle-famille le savent: cela mine généralement le couple. Dans un monde idéal, tout le monde s'entend comme larrons en foire, les festivités donnent lieu à des rires et des embrassades plutôt qu'à des tremblements de terre et des grincements de dents. Que vous soyez aux prises avec des possessifs, des tyrans du ménage, des fouineurs professionnels, des experts en chicanes ou des spécialistes de l'exclusion, vous devez faire respecter vos droits. C'est essentiel pour éviter l'achat d'un aller simple pour une île perdue au fin fond du Pacifique.

Cessez de croire au Père Noël!
Ceux qui ont une belle-famille toxique ont tendance à croire que tout s'arrangera avec le temps. Erreur! On se sort la tête du sable, et tout de suite! Le temps n'a rien à voir dans l'équation. Apportez sans tarder quelques actions correctives, sans quoi votre union risque d'en souffrir. La situation avec votre belle-famille pourrait même vous mener à la séparation.

Dans son livre A Wife's Guide to In-laws: How to Gain your Husband's Loyalty without Killing his Parents, la Dr Jenna D. Barry suggère de traiter nos beaux-parents comme on souhaite que notre conjoint traite nos propres parents. Plus facile à dire qu'à faire! Car même si on a eu des signaux d'alarme avant notre union, on a pour la plupart choisi de les ignorer, croyant qu'avec le temps, notre belle-famille apprendrait à nous aimer, à nous respecter et qu'on finirait par former une famille unie.

Toutefois, après plusieurs années, quelques verres de vin et pas mal d'acétaminophène, l'harmonie n'est pas au rendez-vous. Si on n'a pas encore d'enfants, le plus sage serait de ne pas passer go, de ne pas réclamer 200$ et de filer directement vers la sortie. Game over! On ne joue plus. Mais si on est solidement engagée, on peut essayer quelques trucs, qui n'ont cependant rien de magique.

Des zones de friction
Le mariage et ses préparatifs, le ménage, l'éducation des enfants, les festivités sont parmi les sujets de discorde les plus fréquents avec belle-maman? Peu importe la raison pour laquelle vous recevez des commentaires désobligeants, cessez de vous justifier. Parce que chaque fois que vous le faites, cela implique que vous vous sentez jugée, attaquée dans vos choix et vos comportements. À la place, répondez uniquement par oui ou non: vous limiterez ainsi la surenchère de commentaires insipides. Des exemples?

Belle-Maman: Tu n'as pas encore lavé tes vitres?
Vous: Non.
B-M: Tu pourrais repasser les chemises de mon fils. Il travaille si fort.
Vous: Non, je travaille autant.
B-M: Tu aimes vraiment ce genre d'émission?
Vous: Oui.

Un peu de loyauté, pardi!
Selon le Dr Rick Kirschner, auteur de Dealing with Relatives, les parents qui se mêlent de la vie de leurs enfants ne font que causer du ressentiment et des conflits inutiles. Cette propension à l'ingérence des parents viendrait de leur certitude de posséder plus d'expérience et, donc, de «mieux savoir» que nous.

Pour éviter que n'éclose une situation irrécupérable, le Dr Barry propose d'accorder notre loyauté à notre conjoint plutôt qu'à notre belle-famille. Ainsi, celui-ci devrait faire de même et remettre ses parents contrôlants à leur place dès le début de la relation, pour leur imposer des limites.

«Notre conjoint doit être notre priorité, et non pas ses parents, même si cela risque de les blesser.» – Dr Barry

Tous pour un!
La thérapeute Susan Forwar, auteure du livre Belle-famille, attention! Protéger et défendre son couple abonde dans le même sens. Selon elle, les beaux-parents empoisonneurs ont souvent une vie monotone: ils ont peu d'amis et se tournent vers leurs enfants pour s'occuper et se nourrir affectivement. Or, elle est persuadée que, dans un tel contexte, la clé du succès est de faire concessus avec son conjoint pour former un couple uni. Parmi les autres stratégies à adopter:
  • Prévoir une sortie, des courses ou n'importe quel alibi pour être absente de la maison lorsqu'ils viennent;
  • Filtrer les appels avec un afficheur et laisser le répondeur faire son boulot;
  • Réduire les rencontres à leur strict minimum et proposer une sortie à l'extérieur de notre maison (resto, cinéma, musée) pour éviter qu'ils ne s'approprient les lieux et ne changent nos rideaux;
  • Être discrète: moins la belle-famille en sait sur nous, mieux c'est. Cela nous évitera des jugements et des commentaires acides.

Arrêter de se justifier, c'est:
  • Répondre simplement à la question posée;
  • Fuir les écarts d'opinion qui sont émotifs;
  • Reprendre le contrôle de sa vie.