Bien que vitales pour notre survie, les calories sont vues comme l'ennemi juré des gens aux prises avec un surplus de poids. Or, le meilleur moyen de les apprivoiser est d'apprendre à les connaître.

On accuse souvent les calories pour nos kilos en trop. Sont-elles les seules fautives? Suffit-il de les limiter pour perdre du poids? On sait qu'en brûler plus que l'on n'en consomme peut aider à maigrir. On sait aussi qu'un régime hypocalorique n'est pas un remède miracle. On peut donc se demander, à juste titre, quelle influence réelle ont les calories, voire dans quelle mesure on peut en faire des «amies».

C'est quoi?
Une calorie est une unité de mesure qui chiffre la quantité d'énergie que procure un aliment. Autrement dit, c'est le carburant dont notre organisme a besoin pour fonctionner, même au repos (respiration, digestion, etc.).

Où se cachent-elles?
Dans les aliments, seuls trois nutriments fournissent de l'énergie: les glucides et les protéines (4 calories par gramme chacun) ainsi que les lipides (9 calories par gramme). L'alcool contient 7 calories par gramme, mais ces calories ne sont pas nutritives (d'où leur autre appellation de «calories vides»).

Les calories se valent-elles?
Non. Leur valeur nutritionnelle ne se compare pas. Par exemple, 100 calories de brocoli et 100 calories de frites ne s'équivalent pas, puisque ces aliments ne contiennent pas les mêmes nutriments. Il y a des vitamines et des minéraux essentiels à notre organisme dans le brocoli, alors qu'il n'y en a que peu dans les frites, lesquelles sont aussi très riches en matières grasses. Ainsi, les nutriments contenus dans chacun de ces aliments ne produisent pas les mêmes effets sur notre organisme.

Évaluer nos besoins
Plusieurs facteurs (sexe, âge, stature, activité physique) augmentent ou abaissent nos besoins en calories. Par exemple, si on est grand ou très musclé, notre organisme exige plus d'énergie pour nourrir nos cellules. Par ailleurs, le métabolisme de base ralentit de 2 à 3% aux dix ans, ce qui fait que nos besoins diminuent avec l'âge. D'autres données (grossesse, hérédité, stress, hormones…) sont aussi à considérer.


Bien manger: la solution?
Au-delà du nombre de calories que l'on ingère, plusieurs autres éléments doivent être considérés. Ainsi, on devrait miser sur des aliments protéinés, mais pauvres en lipides et en gras saturés ou trans. On devrait également faire attention aux sucres et limiter les glucides vite digérés (biscuits, gâteaux, pâtes, riz, pain blanc…) ainsi que les produits bourrés de fructose. De même, les fruits, les légumes et les céréales riches en fibres sont à privilégier. De façon générale, gardez en tête qu'une alimentation saine passe avant tout par la qualité et la variété des aliments.

Le piège du «100 calories»
Et si l'on a un petit creux, peut-on se tourner vers les produits du commerce à 100 calories la portion? C'est tentant! Sauf que cette stratégie marketing des fabricants présentée comme un compromis acceptable (continuer à manger des gâteries, mais moins pour ne pas culpabiliser!) incite à manger plus, voire plus souvent. En plus d'être coûteux, ces miniformats pas toujours «santé» cachent des sucres qui stimulent l'appétit au lieu de combler la faim. Ce type d'en-cas ne devrait pas remplacer les collations saines.