La drogue à l’adolescence
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La drogue à l’adolescence

La drogue constitue un problème très préoccupant pour tous les parents d’ados et de préados. Voici des conseils pour bien vous outiller face à cette réalité.

Par Geneviève Gourdeau / Photo: Shutterstock

D’entrée de jeu, Carol Locas, spécialiste en prévention de la toxicomanie, est très clair sur la question: «De la drogue, il va toujours y en avoir, ce n’est pas un problème que l’on va éradiquer. Ça fait partie de la réalité.» Il précise également que la drogue est présente dans tous les milieux socioéconomiques. «Le problème est plus détectable dans les milieux pauvres, car il y a des délits associés à la consommation de drogue. Dans les milieux aisés, c’est plus caché, car les jeunes ont assez d’argent pour se payer leur drogue.»

Conseils de prévention
Côté prévention, deux conseils de base:
 

  1. En parler ouvertement.
  2. Donner l’exemple. Carol Locas ajoute que «ce qui fait tomber un jeune dans la drogue, ce sont souvent les émotions non évacuées, les problèmes non résolus comme une peine d’amour ou des agressions passées. Quand on prend de la drogue, on se « gèle » et on ne sent plus ce qui nous fait souffrir. Alors, comme parent, il faut être à l’affût de ces possibles traumatismes ou émotions mal exprimées et, si nécessaire, emmener le jeune en thérapie pour régler tout ça.»

Mon ado a pris de la drogue. Comment réagir?
M. Locas suggère un plan d’intervention en cinq points:
 

  1. Confrontez votre enfant. «La seule façon de faire changer quelqu’un par rapport à un problème, c’est de le rendre inconfortable. Dites-lui: « On est au courant que tu as pris de la drogue et on n’est pas d’accord avec ça du tout. »»
  2. Assurez-lui votre soutien. Rappelez à votre enfant que vous l’aimez.
  3. Évitez toute dispute. Ne criez pas après votre ado. Cela aggraverait le problème.
  4. Établissez des règles claires. «Par exemple, dites à votre ado que vous ne tolérez pas de drogue dans la maison. Que si vous en trouvez, vous serez obligé de faire venir la police.» M. Locas rappelle qu’il doit y avoir des conséquences. «S’il n’y en a pas, si on se contente de jeter la drogue que l’on trouve, l’ado va recommencer.»
  5. N’acceptez aucun geste de violence. «Certaines drogues favorisent les comportements agressifs. N’acceptez jamais de violence sous votre toit, car vous créerez un fossé entre vous et votre enfant.»

Comment en parler avec notre jeune?
Il est primordial d’aborder le sujet dès la sixième année du primaire. «Ça prépare notre enfant à l’entrée au secondaire, où la drogue est plus répandue, explique M. Locas. On s’assoit avec notre ado et on le questionne: « Toi, la drogue, que penses-tu de ça? Comment réagirais-tu si on t’en offrait? ». On amorce ainsi une discussion qui nous permet, en tant que parent, de savoir comment notre jeune se sent par rapport à ce problème.»

Résister à la pression des pairs
Il faut aussi insister sur l’importance de dire non. «Souvent, la première fois qu’un jeune se fait offrir de la drogue, ça arrive spontanément, dans un party ou dans la cour d’école, sans qu’il l’ait vu venir. C’est même parfois un ami qui va lui en offrir. Il faut que, peu importe qui est le pusher ou quel est le contexte, votre enfant ait une consigne claire en tête: juste dire « non » fermement, quitte à inventer une excuse pour se dérober ou se sauver de la situation», explique M. Locas.

3 drogues populaires au secondaire
 

  • le cannabis: marijuana, hachisch
  • les hallucinogènes: LSD, champignons magiques
  • les stimulants: les amphétamines (speed), ecstasy. Les filles en consomment davantage, car ces drogues ont pour effet, entre autres, de faire maigrir.

RESSOURCES
drogue-aidereference.qc.ca
teljeunes.com
portage.ca

Merci à Carol Locas, conférencier et consultant en prévention de la toxicomanie (carollocas.blogspot.ca).
 



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