La cigarette chez les jeunes
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La cigarette chez les jeunes

Dès l’âge de 10 ou 11 ans, les jeunes sont la cible de l’industrie du tabac. À grand renfort de marketing, on leur propose l’image d’une jeunesse idéale, branchée et cool. Voici quelques faits et attitudes à privilégier pour entamer la discussion.

Par Geneviève Gourdeau / Photo: Shutterstock

Comment prévenir
Selon André Bourgeois, du Conseil québécois sur le tabac et la santé, la prévention commence lorsque les jeunes ont entre 5 et 9 ans. «C’est le moment de semer un message clair dans leur esprit: fumer n’est pas bon et ne t’apportera jamais rien de bon. Vers l’âge de 11-12 ans, lorsque l’acceptation par les pairs est super importante, soyez plus attentif à la vie sociale de votre jeune. Observez les amis, les comportements, prêtez attention aux possibles odeurs de cigarette sur ses vêtements et posez des questions ouvertement: « Est-ce qu’il y a des cigarettes à ton école? As-tu des amis qui fument? Qu’est-ce que tu penses de ça? As-tu déjà essayé? Comment as-tu trouvé ça? » Discutez-en ouvertement, sans juger et restez bien attentif.»

Parent fumeur = enfant fumeur?
Dans les familles où au moins un des deux parents fume, on retrouve trois fois plus de jeunes fumeurs que dans les familles où aucun parent ne fume. «J’encourage les parents qui fument à briser ce cercle vicieux et à être bien clair avec leurs enfants en leur disant: « Écoute, fumer ne t’apportera rien de bon, ne fais pas la même erreur que moi »», expose André Bourgeois.

Enfants et ados: une cible
La stratégie de marketing de l’industrie du tabac cible les jeunes de 12 à 20 ans et se résume ainsi: fumer va améliorer leur image. Comme la cigarette est présentée sous un angle «positif», les jeunes sous-estiment les dangers pour leur santé et les risques de développer une dépendance. Environ 70% des élèves du secondaire qui ont essayé d’arrêter de fumer ont recommencé, ce qui démontre la force de la dépendance au tabac.

Quoi faire si votre ado se met à fumer

  • Ne jugez pas, démontrez une ouverture d’esprit sans minimiser le problème.
  • Initiez un dialogue en posant des questions, sans confrontation. Le parent doit découvrir les raisons pour lesquelles son ado fume pour ensuite lui présenter des informations qui vont le faire réfléchir, voire le choquer.
  • Le parent doit essayer de renverser les fausses croyances de son ado (exemple: «Il m’est facile d’arrêter de fumer, je suis capable quand je veux.»). Dirigez votre ado vers des sites web dédiés à la question.
  • Ne fermez jamais le dialogue, surtout si votre ado s’entête à continuer de fumer.

Quelques données

  • Que l’on fume un peu ou à l’occasion, c’est trop. Il n’y a pas de consommation sécuritaire des produits du tabac.
  • La fumée de cigarette contient plus de 4 000 composés chimiques différents, dont plus d’une cinquantaine sont reconnus comme cancérigènes.
  • Les cigarillos sont aussi néfastes pour la santé que la cigarette. Ils contiennent les mêmes produits toxiques et cancérigènes, parfois en des concentrations supérieures.

Ressources:


Merci à André Bourgeois, agent de liaison et développement de projets au Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), pour sa précieuse collaboration.
 



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