Le corps est-il fait pour courir?
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Le corps est-il fait pour courir?

Recherche: Marie-Claude Savoie; Propos recueillis par Annie Lavoie
Photo: iStockphoto

Périostite tibiale, tendinite au talon d’Achille, maux de dos… Quand on pense à toutes ces blessures que la course peut nous infliger, on finit par se demander si on est vraiment faits pour courir! Blaise Dubois, physiothérapeute copropriétaire des cliniques PCN et président de La Clinique du Coureur, fait le point sur la question.

Courir: bon sur toute la ligne!
Une rumeur circule depuis longtemps voulant que la course puisse augmenter les risques d’arthrose ou de problèmes osseux. Pourtant, le fait de courir sur une base régulière (et avec le bon dosage!) contribuerait au contraire fortement à nous prémunir contre ces problèmes! Même chose pour les maladies cardiovasculaires ou certains cancers. Et il n’y a pas que sur le plan physiologique que la course est bénéfique! Ses effets ont aussi un impact positif sur le plan psychologique et sur la maladie d’Alzheimer. Un véritable baume anti-stress et anti-anxiété!

Le corps humain est-il réellement fait pour courir? La réponse est oui, et c’est d’ailleurs grâce à sa capacité de le faire sur de longues distances que nous existons encore. À l’époque où l’homme devait chasser pour survivre, c’est en effet ce qui nous a sauvés! Faute d’armes, c’est en pourchassant sur de longues distances et donc en épuisant ses proies que l’homme en est venu à bout. Il faut savoir que pour la course d’endurance, l’humain a un avantage de taille par rapport à la bête: il est capable de refroidir sa température corporelle simplement en transpirant alors que la bête, elle, doit s’arrêter pour haleter, ce qui la rend beaucoup plus vulnérable. Si deux millions d’années plus tard, nous sommes toujours d’excellents coureurs de fond (course d’endurance) malgré un mode de vie plus sédentaire, il faut croire que notre corps est bel et bien fait pour courir! 

Une tonne d’effets bénéfiques!

  • Aide à maigrir (à condition toutefois que la quantité de calories ingérées soit inférieure à l’énergie dépensée!)
  • Renforce le coeur et diminue les risques de maladies cardiovasculaires
  • Réduit les risques d’hypertension artérielle, de diabète et de cholestérol
  • Booste le système immunitaire en favorisant la création de globules blancs
  • Améliore la circulation sanguine
  • Augmente la capacité pulmonaire
  • Facilite le transit intestinal
  • Réduit les risques de dépression
  • Diminue les risques d’ostéoporose chez la femme

Oui, oui, tout le monde peut courir!
Contrairement à ce que l’on serait tenté de croire, notre condition physique n’est pas le principal obstacle à la pratique de la course à pied. À moins d’être dans l’incapacité de marcher, on peut tous courir, et ce, même si l’on souffre d’arthrose, que l’on a les pieds plats ou des prothèses à un genou ou à une hanche (dans ces cas, il est toutefois recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de se mettre à la course). Étonnamment, ce qui nous freine le plus dans la pratique de cette activité physique, c’est le mental (lire: le manque de motivation!). Le temps libre qui se fait rare est aussi une excuse populaire. Et pourtant! Puisqu’elle ne nécessite qu’un minimum d’équipement et qu’elle peut se pratiquer partout et en tout temps, la course est l’activité la plus simple à mettre à notre agenda!

Courir sans se blesser
S’il y a un conseil à suivre, c’est de commencer à courir en douceur! Si cette recommandation s’adresse à tout débutant en course (grands sportifs inclus!), elle est d’une importance capitale pour les personnes peu actives. Un corps fragilisé par un mode de vie sédentaire ne sera pas du tout prêt à encaisser le stress engendré par des sorties de course trop fréquentes ou trop intenses. Il faut lui laisser le temps de s’adapter! La solution? Progresser lentement et écouter son corps afin de saisir à temps les signaux de fatigue. L’idéal pour nous guider dans nos premiers pas est de suivre un programme de course pour débutant. En plus de nous éviter des blessures, on risque moins de se décourager et d’abandonner parce que l’on s’est mis la barre trop haute!



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